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5 octobre 2015

QUÉBEC DIGITAL PARIS

QUÉBEC DIGITAL PARIS

Près de 10 ans après sa première présence dans la capitale française, avec l’événement Québec_numériQ au Châtelet en 2006, ELEKTRA poursuit son rôle d’ambassadeur et d’exportateur du talent québécois à l’international en présentant une série de premières européennes. Du 1er octobre 2015 au 31 janvier 2016, ELEKTRA Montréal présente Québec Digital Paris,  le volet québécois de la première édition de Némo, Biennale internationale des arts numériques Paris / Île-de-France.

Québec Digital Paris, une programmation sur 4 mois

Dans le cadre de la soirée d’ouverture de la Biennale internationale des arts numériques Paris / Île-de-France, Herman Kolgen a présenté le 1er octobre au Trianon Seismik, qui invite le spectateur au cœur d’une plongée sensorielle, où frictions sédimentaires, ondes magnétiques, grondements de la matière, abstractions et motifs s’entrechoquent sur fond de dislocation visuelle et sonore.

La Philharmonie de Paris accueille le 10 octobre l’oeuvre LINK.C de Herman Kolgen & Philip Glass, une performance audiovisuelle d’après le Quatuor à cordes n°2 de Philip Glass. Inspirée d’une fascination pour l’urbanité multiple et morcelée, LINK.C est une représentation mouvante et elliptique de nos agglomérations urbaines.

Le 12 novembre à l’Avant Seine / Théâtre de Colombes, Matthew Biederman & Pierce Warnecke présentent Perspection2, une série d’explorations audiovisuelles qui s’intéresse aux limites de nos perceptions sonores et visuelles. Des anamorphismes et illusions d’objets tridimensionnels sont projetés sur deux écrans à 90 degrés, explorant la prédominance de la ligne sur la couleur.

Myriam Bleau, compositrice, artiste multimédia et musicienne originaire de Montréal, présente la performance audiovisuelle Soft Revolvers au Petit Bain le 13 novembre. Avec 4 toupies créées spécifiquement pour la pièce, ces objets lumineux contrôlent les sons d’une composition musicale électronique et deviennent des instruments de musique repoussant une fois de plus les limites de la performance et l’art numérique.

Temps fort au CENTQUATRE-PARIS

Le public parisien pourra découvrir 7 artistes québécois le soir du 5 décembre au CENTQUATRE-PARIS, dans le cadre de l’exposition Prosopopée : quand les objets prennent vie qui se déroule jusqu’au 31 janvier 2016.

Louis-Philippe Demers et Bill Vorn proposent leur dernière collaboration Inferno. La spécificité de cette performance participative réside dans le fait que les spectateurs portent sur leur corps des exosquelettes robotiques : s’ensuit une chorégraphie (inattendue et involontaire!) programmée et contrôlée par ordinateur. Le public devient alors une partie active de la performance.

Physical - 4X (Alain Thibault) & Matthew Biederman - photo  : Gridspace
Physical – 4X (Alain Thibault) & Matthew Biederman – photo : Gridspace

Physical est une performance audiovisuelle par 4X (Alain Thibault) et Matthew Biederman. Le titre de l’oeuvre fait référence à la physicalité de la perception du son et de l’image, et explore les seuils de perception, là où la division des sens commence à se dissoudre. En utilisant des techniques qui viennent surcharger l’oeil et l’oreille, Physical pose la question de la perception : où se produit-elle réellement – dans la tête, les yeux, les oreilles – ou est-ce au-delà? À découvrir le 5 décembre à 22 heures.

Michel de Broin expose plusieurs installations : Étant Donnés, une installation déconcertante pour le spectateur, puisqu’il se retrouve face à un lavabo renversé d’où coule simultanément l’eau et le feu. Bleed, qui présente une perceuse électrique perforée de cinq trous par lesquels jaillit de l’eau, comme d’une fontaine et Keep on Smoking, une bicyclette qui transforme en fumée l’énergie cinétique produite par le cycliste.

Samuel St-Aubin présente Tablespoons, la seconde version de l’oeuvre OEuf réalisée en 2012. Cette sculpture cinétique présente 8 cuillères en rotation s’échangeant 4 oeufs. La pièce souligne l’échange entre la machine et la matière et révèle la poésie des objets du quotidien qui souvent échappe à notre attention.

Le travail de création de Maxime Damecour est souvent activé et stimulé par la possibilité de détourner les objets de leur usage habituel. Avec Temporeal : temps!réel, l’artiste propose une interface qui permet d’animer différentes matières élastiques de sorte à recréer des effets filmiques en temps réel. En résultent des sculptures en mouvement qui créent un net contraste avec la réalité.

Projectors - Martin Messier
Projectors – Martin Messier

C’est en 2016, le 20 janvier au Dynamo de Banlieues Bleues, que Martin Messier présente Projectors, une oeuvre chirurgicale, où sont manipulés des projecteurs 8 mm sous la lumière d’un projecteur numérique. Par un travail d’éclairage et de resynthèse de leur grondement mythique, ces derniers reprennent vie pour se transformer en machines à bruits, étranges et explosives, amenant le spectateur hors du temps.

Enfin, le 28 janvier, L’Église Saint-Merri accueille Spero Lucem : sur le son continu d’un drone produit par des groupes réunis pour l’occasion, des musiciens dont l’artiste québécois Thisquietarmy, proposent une série de performances suivant différents processus de création musicale.

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Mehdi Benboubakeur