Nouvelles
Nouvelles / Art numérique, Événements
18 mai 2016

Guillaume Marmin, un sculpteur de lumière entre ordre et chaos

Guillaume Marmin, un sculpteur de lumière entre ordre et chaos

À l’occasion du Festival Chromatic qui se tient du 19 au 22 mai, entretien avec le vidéaste allumé Guillaume Marmin qui vient présenter ses films immersifs à la croisée de la vidéo expérimental et de l’art cinétique.

Quel est ton parcours?

En une dizaine d’années,  je suis passé de la réalisation audiovisuelle classique à la conception de dispositifs immersifs pour des shows et des installations. Je m’intéresse aujourd’hui aux relations entre lumière, son et espace.

Quelles sont tes premières impressions sur Montréal? 1ère fois au Québec?

Oui, ça faisait longtemps que j’avais envie de venir. J’avoue que le thermomètre ne rigole pas, mais heureusement, je me suis découvert une passion pour la guédille.

Quel est ton rapport au cinéma et à l’image en général? Tu mélanges depuis plusieurs années différents médiums : photographie, vidéo, sculptures 3D, mapping,… Quel est ton fil conducteur?

Que ce soit en grattant des pellicules ou en matérialisant la lumière avec de la fumée, j’ai toujours cherché une autre manière de faire du cinéma. Ça passe par l’expérimentation de nouveaux supports et modes de projection et un lien fort avec la musique pour chercher de nouvelles manières de raconter des histoires. J’aime le cinéma quand les acteurs se taisent, quand la musique démarre et que la notion du temps devient floue.

Peux-tu nous en dire plus sur les notions clés de ton travail qui ressortent souvent: expérimentation, mystique, transcendance, abstraction… ?

Quand on s’intéresse à la lumière, on est à la convergence de la science, de la religion et de questions philosophiques. Sans être un spécialiste, j’aime jouer avec ces discours et leur portée poétique.

Comment as-tu été amené à présenter ton travail au festival Chromatic?  

J’ai envoyé des courriels à MASSIVart et Tetro qui ont eu la bonne idée de produire un projet ensemble.

Selon toi, qu’est-ce qui distingue Montréal en matière de créativité numérique?

C’est clair qu’il y a une grosse scène à Montréal, des artistes qui sont des références comme Herman Kolgen et plein de jeunes qui montent. Les Québécois sont également très bien structurés pour être diffusés à l’international. C’est dingue, ils sont partout!

Quels sont tes coups de cœur en matière de créativité? Qu’est ce qui t’allumes le plus?

J’aime quand la technique se fait oublier au profit d’un discours singulier et radical.

Quels sont tes futurs projets?

Devenir immortel et puis mourir.

Le mot de la fin?

Courage, l’été n’est plus très loin. Bye.

 

À propos de l'auteur

Avatar de Printemps Numérique

Geoffroy DBK