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4 juin 2014

Nocturne numérique au Musée d’art contemporain

Nocturne numérique au Musée d’art contemporain

C’est dans le cadre de l’évènement EM15, concentrant dans un même laps de temps les festivals multidisciplinaire de création numérique Elektra et MUTEK, que le Musée d’art contemporain de Montréal s’est embrasé lors de cinq soirées Nocturnes.

Les Nocturnes prennent déjà place au musée depuis plusieurs années déjà, alors que l’institution ouvre ses portes en soirées avec de la musique, un bar et l’occasion de visiter les expositions sous une autre lumière. C’est un excellent moyen de faire découvrir l’endroit par un public différent, et de diversifier ainsi les manières d’appréhender l’art.

Le MAC réussit parfaitement bien ce mandat cette année en s’associant à EM15 pour en faire le coeur névralgique de l’évènement. EM15, c’est la fusion de deux évènements célébrant cette année leur 15e anniversaire. 90 performances, dont 47 premières, ont fait vibrer Montréal du 27 mai au 1er juin. L’art et la musique à saveur technologique n’ont jamais aussi bien été représentés dans notre métropole, et les Nocturnes n’en sont qu’un parfait exemple.

On ne peut s’empêcher de ressentir une bouffée d’adrénaline et un léger sentiment de transgresser l’interdit alors que l’on franchit le hall d’entrée du musée passé les heures d’ouverture.

Qui plus est, l’environnement se prête parfaitement bien aux oeuvres musicales et visuelles qui attirent irrésistiblement les gens à l’étage. Un environnement épuré et esthétique, des gens bien lookés, des oeuvres captivantes qui entourent le spectateur mené à l’étage par la musique numérique. Le tout forme une ambiance qui plaît irrémédiablement.

J’étais présente à la Nocturne 2, soirée qui avait pour thème Bodies in Flux.

Performance de Holly Herndon à la Nocturne 2
Performance de Holly Herndon à la Nocturne 2

Ce soir-là, quatre artistes se sont relayés sur scène afin de faire planer les spectateurs contemplatifs dans un univers numérique et sensoriel. Et je dis bien sensoriel, car le nombre de décibels émanant des haut-parleurs venait nous chercher au plus profond de nos viscères, à tel point que nous avons dû sortir à quelques reprises reposer nos oreilles surmenées. Je louchais avec envie vers les spectateurs aguerris qui circulaient avec des bouchons d’oreilles.

Jeudi passé, c’est Le fruit vert (Canada), Holly Herndon (États-Unis), Rashad Becker (Allemagne) et Ben Frost (Australie) qui ont créé un environnement surréaliste le temps d’une soirée, de 22h à 1h30.

Ça vaut largement la peine d’y aller simplement pour découvrir une ambiance inédite. On y va pour sortir un peu du réel, pour expérimenter une nouvelle forme d’art, pour entrer dans le monde expérimental des artistes.

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KARINE ST-GERMAIN BLAIS