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14 avril 2014

Montréal, capitale mondiale des effets visuels

Montréal, capitale mondiale des effets visuels

Qu’ont en commun The Hunger Games, Tom à la ferme, The Amazing Spider-Man, The Avengers,  Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté et The Twilight Saga : Breaking Dawn part 2? Les effets visuels de ces films ont été produits ici même au Québec!

Les effets visuels de la métropole ce sont : 8 552 plans réalisés, 28 productions étrangères et 79 millions en contrats! On la déclare dorénavant comme rien de moins que l’un des pôles mondiaux de ce volet cinématographique.

Après l’impulsion des jeux vidéo, c’est au tour de l’univers des effets visuels d’être happé par l’expertise montréalaise. La preuve, la main-d’œuvre du secteur a presque doublé en un an et demi (de 800 à 2000 aujourd’hui) et la croissance continue!

« Il y a certainement un buzz à l’attention de Montréal, confirme Martine Éthier du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. De plus en plus de studios internationaux viennent s’y établir. Ces gros joueurs sont habitués de travailler sur des films d’envergure. On est de plus en plus reconnu dans les effets visuels. Ce conglomérat d’entreprises qualifiées attire.»

Effets visuels, un engouement pour Montréal

La raison de cet engouement? Les incitatifs fiscaux très avantageux pour ces entreprises et l’ingéniosité développée par les artisans. Ce qui rend Montréal concurrentielle à Los Angeles, Vancouver et New York.  Après Technicolor, BUF, MPC, Cinésite ou encore Framestore, d’autres firmes étudient la possibilité de s’établir dans la Belle Province. Il arrive souvent que plusieurs compagnies collaborent sur le même projet.

Avec ces nouvelles implantations, une embauche de masse locale se fait. La demande est tellement élevée que certains postes sont parfois en pénurie. « On a toutes les conditions gagnantes à une industrie forte, souligne Mme Éthier. Il faut résoudre les enjeux pour faciliter les projets comme le recrutement. De nouveaux programmes ont été créés dans des institutions d’enseignement pour répondre aux besoins. »

Les effets visuels au cinéma prennent plusieurs formes, parfois de la subtile neige ajoutée, à une foule de milliers de personnes, des effets recréés numériquement. Des résultats qui coûtent beaucoup moins chers à créer que la fabrication de la neige ou le déplacement de 10 000 personnes dans un stade. La technique et l’art fusionnent pour améliorer le 7e art.

Fait à noter, les films dont les effets visuels sont produits ici sont pour la plupart du temps également tournés ici, comme le film Mirror, Mirror.

Bref, la versatilité de  Montréal facilite la gestion des productions. La promotion de ces atouts est régulièrement diffusée à l’étranger dans différents salons spécialisés. Gageons que nous n’avons pas fini de voir évoluer cette industrie…

*Merci au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec pour leur collaboration. Les chiffres sont tirés de leur rapport annuel de 2012.

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Fadwa Lapierre