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10 juin 2016

KITSCH.god immersion & spiritualité

KITSCH.god immersion & spiritualité

KITSCH.god débarque au Studio de l’Espace Libre cette fin de semaine avec un spectacle multidisciplinaire original.

KITSCH.god s’articule autour de trois grands pôles : le kitsch, le numérique et la spiritualité, où vidéo, son et costumes humanoïdes s’entrecroisent. . Poétique de l’ère numérique, KITSCH.god démystifie notre relation à l’écran, puise dans le mythe, l’inconscient collectif, la culture de masse et tout ce qui enveloppe l’ère digitale d’un voile de beauté ou de laideur.

L’idéateur et metteur en scène  Alex Côté a imaginé cette trame après une résidence de création en Espagne. «Je m’intéresse à la relation entre l’homme et la technologique, son évolution, dans la symbolique d’une dramaturgie qui dépasse  la commune échelle, indique-t-il. C’est un nouveau paradigme planétaire.»

Son ami acteur et ingénieur (oui ça existe!) Martin Skorek, a adapté une technologie interactive, un capteur de l’état de conscience développé par des chercheurs de l’Université de Princeton. Seule mesure scientifique sur le comportement, ce système quantique affectable par la conscience permet de créer des moments de «scénographie consciente» uniques, en synchronicité avec l’auditoire.

Les spectateurs concentrés peuvent modifier la représentation, par la durée, les projections, les actions sur scène ou encore le texte!

«Ça donne lieu à des moment très immersifs, où les gens sont directement connectés au spectacle. La technologie créée des synchronicités qui apportent, on l’avoue, un certain scepticisme. Une forme de spiritualité découle de ce processus de création numérique. Le public a une réflexion sur son influence concrète à travers la technologie», précise celui qui a trouvé angoissant d’utiliser cette programmation.

Alex Côté s’est entouré d’experts en ingénierie, art visuel et son pour réaliser cet univers interactif. Selon lui, sans aucun doute, il s’agit malgré tout de théâtre, car la base de ce décloisonnement disciplinaire est l’histoire que l’on raconte avec le public. Il espère bien faire voyager cette expérience artistique dans différents festivals.

«Comme jeune créateur, j’ai envie de mettre de l’avant des propositions multidisciplinaires.  Il y a beaucoup de gens dans l’industrie qui sont conservateurs, qui détestent la vidéo par exemple. Le théâtre est en foisonnement et le numérique amène des possibilités infinies, il faut aller à sa rencontre. Je crois que nous sommes dans une nouvelle époque et que le développement va se poursuivre. »

Représentations vendredi et samedi à 16h, 19h et 21h au Studio de l’Espace libre.

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Fadwa Lapierre