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17 mai 2016

En plein DigiCamp

En plein DigiCamp

Vendredi soir, et me voilà arpentant les locaux de l’École des technologies supérieures, avec un bout de carton qui ballote sur mon veston gris. « Facilitateur » qu’ils ont surligné en jaune sur ma cocarde. C’est le titre mystérieux qu’on m’a attribué.

Même pas 17h, et je sirote mon 2e Cola bio à l’érable pendant qu’une poignée de personnes se sont amassées autour des tables dans l’espace. Le représentant de « Journal Métro » déroule son affiche grande comme mes 6 pieds 1, et les étudiants sont penchés au-dessus des feuilles sur lesquelles sont indiquées les problématiques de la fin de semaine. « Comment offrir une expérience de réalité virtuelle à la fois immersive et collective? » demande Moment Factory. « Comment faciliter la personnalisation des trajets en transport commun? » s’enquiert la STM. Voilà deux des cinq questions auxquelles les 47 participants de la 1re édition du DigiCamp ont essayé de répondre dans la fin de semaine du 6-7-8 mai.

En gros, le DigiCamp, c’est…

24 heures de travail, soit le temps laissé pour mettre sur pied un pitch de 5 minutes présentant une idée de solution sociale, créative et innovante. Provenant des domaines du génie logiciel, mécanique ou électronique, du design ou de HEC Montréal en marketing, des étudiants de tous les horizons ont relevé le défi posé par cinq entreprises emblématiques de la ville de Montréal : des représentants de Moment Factory, Desjardins, la STM, du Quartier des spectacles, Journal Métro et de Ellicom étaient présents vendredi soir pour introduire les DigiCampeurs et les DigiCampeuses à des questionnements auxquels elles sont confrontées quotidiennement. Privilégiant le rassemblement de différents profils, l’activité encourageait la communication, la collaboration et l’ouverture d’esprit chez les participants afin de venir, en équipe, à bout d’un problème concret.

Et moi, je suis toujours là, avec mes souliers qui font scouic-scouic, à me demander qu’est-ce que ça peut bien faire, un « facilitateur ». « Dans le doute, fais du PR. » que je me dis. 15 minutes et quatre « Salut! Qu’est-ce qui t’amènes au DigiCamp? » plus tard, les réponses ont de quoi intéresser.

Digicamp
Digicamp 2016

Ils sont là parce que…

Attirés par la réputation des entreprises, la perspective de réseauter et d’être challengé, venus seuls ou à deux, sur un coup de tête ou parce que « mon ami m’a dit de venir »… les participants ont tous leur petite histoire pour expliquer comment ils se sont retrouvent sur le plancher des locaux INGO, sur la rue Peel. Au final, c’est certainement la curiosité qui les y a rassemblés.

Au microscope : l’équipe STM Live 

Au terme de ce week-end, ce sera à l’équipe STM Live, formée in extremis, que le jury aura remis un 1er prix. Perplexe face à la problématique proposée par la STM, l’un des membres, qui se destinait à travailler avec une autre équipe, a finalement opté pour le sujet. Une des membres de l’équipe, déterminée à rester avec une amie qui l’accompagnait, à accepter de s’en séparer (pour la fin de semaine, s’entend!) afin de travailler sur ce projet. Même, un autre membre n’allait arriver que le lendemain du début de l’événement!

C’est après avoir constaté le départ inattendu de cette équipe que j’ai sauté sur l’opportunité de l’accompagner. Après tout, il fallait bien que je rende justice à mon titre de facilitateur! Conseils pour le pitch (« C’est pas assez clair! » que j’ai dû leur asséner à quelques reprises), invitation à réexaminer la problématique (Je les ai sans doute taquinés avec un ou deux « Je peux faire la même chose avec GoogleMaps. »)… En travaillant sur ce projet, j’ai eu le privilège de participer, avec ces apprentis-entrepreneurs, à cette aventure particulièrement enrichissante.

Après les bouffées d’énergie procurées par des idées grisantes, il y eut le dur retour à la réalité : l’équipe proposait une solution qui ne correspondait pas au besoin de la STM. Une fois passé cette chute de motivation, il fallait bien redoubler d’enthousiasme, chose plus facile quand on est 3, 4, voire 5 têtes différentes qui amènent constamment une perspective nouvelle sur la même idée.

Digicamp
Digicamp 2016

La morale, c’est…

Petites déceptions, revirements importants, grandes surprises, la montagne russe d’émotions qu’a été le week-end n’aura pas eu raison de l’assiduité de cette équipe, une autre preuve que la curiosité et le travail acharné sont des qualités déterminantes pour le succès d’une entreprise, qu’elle soit commerciale, artistique ou sociale.

Les photos de l’événement, c’est ici!

À propos de l'auteur

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Pierre-Luc Senécal