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24 avril 2014

L’AVANT_MUTEK

L’AVANT_MUTEK

Un peu plus d’un mois nous sépare du début de EM15, petit nom donné à deux de nos festivals bien connus et bien aimés: Mutek et Elektra. Cette année, ils fêtent leur quinzième anniversaire et cela promet un bien beau méli-mélo artistique.

L’excitation était à son comble, il y a quelques mois, lorsqu’on a annoncé leur fusion, le temps d’un mois de mai plein de promesses. Indépendamment, ces deux festivals s’accordent sur leur mission commune qui se résume en un réel partage et l’accessibilité aux arts numériques, visuels et sonores. Dans une ville comme Montréal, constamment en mutation, vibrante et avant-gardiste, ce principe deux en un a de quoi plaire et rendre impatient.

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AVANT_MUTEK

C’est dans cette vague d’engouement que, vendredi dernier, j’ai pu assister à AVANT_MUTEK Montréal, une soirée en marge des festivals, mais en même temps, promenant avec elle un vent annonciateur de plaisir. Véritable célébration, les artistes suédois Sebastian Mullaert et Marcus Henriksson, formant le duo Minilogueont su soulever la ferveur des bonnes âmes qui avaient pris d’assaut l’Espace Réunion. Un son parfaitement équilibré sans fioritures, efficace et captivant. Armé de leur belle expérience et de leur audace, leur avant-dernière prestation – la fine équipe a décidé de se séparer pour voguer vers d’autres horizons – était une aventure sonore très convaincante.

Dès mon arrivée, j’ai été conquise par leur son, en apparence, très technique. Mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’une ambiance particulière s’installe, que les cœurs s’échauffent et que les corps s’abandonnent. C’est un voyage, me dit Léa, une amie. Oui, ça l’était. Quelque chose de construit, de pensé et pourtant, insolite et innovateur. Une montée en émotion savamment orchestrée. Je suis toujours impressionnée de l’habilité de ces amoureux de l’électronique à nous faire ressentir des choses bien au-delà de l’intelligible. Un véritable dialogue s’est instauré entre ces créateurs et un public attentif et sensible. On reproche souvent à l’électronique son côté froid et mécanique, mais ce travail sur le son se retrouve à être une recherche du viscéral qui ne laisse aucunement indifférent. Entre brutalité et profondeur, il y a un juste milieu appréciable.

Quelle soirée réussie et une très belle découverte électronique pour moi. Une réelle mise en bouche et une preuve de qualité d’un festival remarquable!

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Crédits Photo: Elise Apap

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Rose Carine Henriquez